Contexte de la zone
La région de Matam au Sénégal offre d'importantes opportunités économiques : l’agriculture et l’élevage constituent les principales activités, avec un degré d’intensification variant fortement en fonction de la proximité du fleuve Sénégal. Les cultures pratiquées sont le riz, le maïs, le sorgho et le maraîchage (tomates, oignons, patate douce, gombo…).
Le milieu confère au bassin du fleuve Sénégal un avantage par rapport à de nombreuses autres régions agricoles: en plus des températures élevées et d’une forte exposition au soleil, l’eau est disponible en grande quantité et la qualité des sols est favorable.
Grenier potentiel du pays, cette région souffre cependant de son enclavement et de la forte désertion de sa jeunesse qui migre massivement vers les grandes villes ou à l'étranger.
Objectifs du FAIL
En 2008, Ecidec, en partenariat avec les conseils régionaux de Matam et de Rhône-Alpes, lance un programme d’appui aux initiatives locales. Développé en collaboration avec 3 institutions de microfinance sénégalaises, ce programme permet aux agriculteurs, éleveurs et artisans de bénéficier d'un financement et d’un accompagnement spécifique destiné à faciliter la concrétisation de leurs initiatives économiques.
Les actions de formations et de financements d’Ecidec dans cette région ont pour but de lever les difficultés que rencontrent les porteurs de projet pour :
- Formaliser et planifier leur projet, évaluer leur besoin de crédit
- Effectuer le suivi financier de leur projet (créer et suivre un compte d’exploitation prévisionnel par exemple)
- Obtenir un financement approprié à leur activité
Ce programme a pour objectifs de réduire les problèmes d’accessibilité aux financements, d’inscrire les bénéficiaires dans une logique de projets pérennes, et de renforcer les institutions de micro-finance partenaires dans leur capacité à accompagner et financer ces projets.
Concrètement, écidec coordonne et met en œuvre un fonds d’appui découpé en 2 volets :
- Un volet formation qui vise à renforcer le savoir faire des porteurs de projet en gestion/planification, et de les accompagner dans le suivi de leur activité
- Un volet financement qui permet de répondre :
o au besoin de crédit, nécessaire pour financer les intrants agricoles, le fonds de roulement des commerces…
o au besoin d’investissement en matériel. Par exemple, installer une clôture autour d’un périmètre de maraîchage s’avère souvent nécessaire, mais trop couteux pour être financé par un microcrédit. Dans ce cas, l’investissement pourra être subventionné par le FAIL.
En 2008, en partenariat avec 3 institutions de microfinance, une centaine de projets économiques sont élaborés et financés.
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